Confidence d’une ancienne accro du shopping

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Il y a quelques semaines Capital rediffusait une émission sur la fast fashion et c’est alors que j’ai eu envie d’écrire cet article sur ma nouvelle façon enfin plus trop nouvelle maintenant de consommer responsable.

Une privation génère souvent un comportement excessif par la suite et c’est bien ce qui m’est arrivé. D’origine très modeste j’ai connu des grosses galères financières alors si je me suis démenée pour suivre des études c’est pour ne plus vivre ce genre de situations. Il faut dire que dans les années 80 – 90, le do it your self n’était pas vraiment à la mode c’était même le comble de la ringardise. Et donc quand enfin j’ai décroché mon premier vrai boulot j’ai développé une sorte de fièvre acheteuse pour compenser un manque que j’avais pu ressentir autrefois. J’ai acheté surtout des vêtements, chaussures, accessoires en tout genre, cosmétiques, …Le shopping était une activité en soi, de retour à la maison je ressentais toutefois une sorte de culpabilité. Cela a durée une petite dizaine d’année jusqu’au jour de l’effondrement du Rana Plaza en avril 2013. Et là j’ai eu une prise de conscience sur ma façon de consommer et l’impact que cela pouvait avoir sur des personnes vivant à l’autre bout du monde. Petit à petit je me suis orientée vers une consommation plus responsable, il n’était pas question pour autant de tout quitter et d’aller vivre dans une cabane au fond des bois, il fallait juste trouver un juste milieu. En y repensant, ce que j’avais vécu enfant n’était pas si terrible que ça car le manque de moyens était paradoxalement associé à des bons moments conviviaux de partage entre amis autour de la réalisation de quelque chose (cuisine, couture, tricot, décoration,…).

J’ai commencé par m’acheté une machine à coudre et visiblement c’est comme le vélo ça ne s’oublie pas. J’avais pris l’habitude de donner les vêtements que je ne portais plus mais j’ai appris qu’une partie des vêtements collectés finissaient dans des décharges en Afrique. Dorénavant, lorsque je ne porte plus un vêtement je le transforme en un autre vêtement, un sac, un abat jour, un cadre,…c’est le principe même de l’upcycling. Du coup, avant d’acheter quelque chose, je m’assure d’en avoir vraiment besoin et de ne pas pouvoir le réaliser moi-même. Les vêtements que j’achète sont d’occasion, il se trouve qu’au centre ville de Dijon, j’ai découvert une petite boutique que j’adore et pour couronner le tout la gérante est super sympa. Consommer responsable c’est aussi le moyen de recréer du lien avec les gens, je me vois mal discuter pendant une heure avec une vendeuse d’un magasin appartenant à une chaîne alors que là c’est tout à fait possible. J’ai également dégoté une petite mercerie de quartier magnifique, où la encore la gérante est super.

Je fabrique maintenant mes propres cosmétiques. C’est super sympa à faire et ça ne coûte pas très cher en fait. Dans les produits cosmétiques « classiques » on paie surtout la marque et le marketing plus que les principes actifs.

Côté alimentation, j’ai découvert la Ruche qui dit oui. Ce concept est vraiment génial : du producteur local au consommateur. Alors oui les produits sont plus chers qu’en supermarché mais il faut comparer ce qui est comparable et en l’occurrence ça ne l’est pas du tout. En fait j’ai revu complètement ma façon de m’alimenter. Je n’achète plus que des produits de base. Un bon produit se prépare simplement et n’a pas besoin d’artifice. Au final je dépense beaucoup moins que lorsque je faisais jadis mes courses chez Carrefour ou j’étais tenté de toute part par toutes les nouveautés et les « super » promos auxquelles on ne peut pas résister. De plus, la Ruche qui dit oui c’est super convivial et j’y ai animé mon premier atelier upcycling.

Il y a un domaine dans lequel je ne sais pas trop quoi faire c’est celui du transport. Dijon est pourtant bien desservie en général par les transports en commun sauf mon quartier. J’utilise donc ma voiture pour me déplacer. Malheureusement comme j’habite sur les hauteurs le vélo n’est pas vraiment approprié et c’est bien dommage car je ne suis qu’à 5 min du centre ville à vol d’oiseau. Ma voiture a bientôt 8 ans et je ne sais pas quoi faire : attendre ? mais plus elle va vieillir plus elle sera polluante. Je me suis intéressée aux voitures électriques mais en fait ce n’est pas vraiment écologique car l’électricité en France reste majoritairement nucléaire et puis il y a le problème des batteries qui ne sont pas évidentes à recycler.

J’aurais encore beaucoup à dire sur le sujet mais le message que je voulais faire passer c’est que la consommation responsable ce n’est pas si compliqué et c’est surtout très positif.

Et vous, quel consommateur êtes vous ?

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14 thoughts on “Confidence d’une ancienne accro du shopping

  1. Ton article est très intéressant !
    Je ne sais pas, si je suis une consommatrice responsable, mais en tout cas j’essaye de faire très attention à ce que j’achète, surtout pour contrôler nos dépenses. je préfère nous payer des vacances en famille, que d’investir dans un sac de marque ou autre chose superflue. C’est aussi une mentalité familiale, je viens d’un milieu modeste, et nous ne roulons pas du tout sur l’or.

    Niveau vêtements : on achète que pour remplacer, je ne suis pas une victime de la mode. je porte beaucoup de basics, et renouvelle quand c’est usé. ça me convient très bien.

    Niveau alimentaire : je favorise les produits de saison. je fais mes courses dans un petit leclerc qui favorise les agriculteurs locaux (Nantes a une grosse production maraîchère).
    pour la viande, je l’achète chez un boucher qui ne travaille qu’avec les producteurs locaux aussi.
    Autre point, je ne pars jamais faire les courses sans une liste, à laquelle je me tiens strictement (gain de temps et économie), liste qui est faite en fonction des menus établis pour la semaine (idem gain de temps, pas de gâchis)

    Pour les transports : mon homme n’a pas le choix, il prend la voiture. quant à moi et mon fils, je favorise le transport en tramway. Je passe autant de temps en tram, que si je prenais la voiture avec les bouchons. Au moins je peux profiter de ce temps pour tricoter ou bouquiner. Ma voiture sert uniquement pour les transports qui ne peuvent pas se faire en tram/bus, ou pour concilier un emploi du temps ultra serré. je l’utilise en gros 2 fois par mois.

    1. Merci Sandrine, bon et bien je renouvellerai l’expérience alors, je ne savais pas trop comment ça allais être accueilli. Des bisous

  2. Coucou la miss !

    OUhlala j’adore et j’adhère complètement à ton article à ton mode de vie !
    Moi, j’essaie de consommer de façon plus raisonnable, je fais attention à la provenance des aliments, j’essaie d’acheter « local » le plus possible. Par choix, je ne suis pas véhiculée malgré que ce soit la grosse galère l ‘hiver et lors des pleins de courses lol Si çà t’interesse je vais traiter demain d’une action engagée de Nicolas Hulot qui rejoins finalement la consommation car je dis toujours notre façon de consommer agit automatiquement sur notre environnement à grande échelle !
    Gros bisous !
    Laetitia

    1. Coucou Laetitia,
      Et bien je vois que l’on se rejoint sur notre mode de vie. J’ai hâte de découvrir ton article concernant une action engagée de Nicolas Hulot je suis sûre que ça va m’intéresser. Le mode de consommation de chacun impact de façon importante notre environnement et c’est à chacun de prendre conscience de cela et d’agir en conséquence.
      Des bisous

  3. bonjour Laurie

    j’adorais déjà ce que vous faites mais j’adore encore plus ce que vous dites. Je suis tout à fait d’accord avec vous. La surconsommation entraine de toute façon une insatisfaction à long terme et maintenant je réfléchis toujours vant d’acheter. Nous sommes en pleine campagne et on ne peut pas facilement se passer de voiture d’autant que je suis aide à domicile donc elle m’est indispensable.
    c’est nous consommateurs qui décidons de ce qui se trouve en magasin, on nous propose ce qu’on demande et on enrichit des multinationales qui se fichent pas mal du devenir de la planète et des gens qu’ils exploitent en Asie ou autres. Il y a en effet des producteurs près de chez nous qui veulent vivre de leurs production et qui savent très bien vendre leurs produits. Je boude de plus en plus les grandes surfaces. J’aimerais acheter bio mais nous n’avons pas beaucoup de moyens.
    Chacun et chacune de nous peut agir pour les générations futures et il le faut car nous détruisons tout ce qui nous apporte la vie: la terre, l’air, l’eau….ça suffit. Bravo à vous en tout cas comme d’habitude, je vous adore

    1. Hello Maryline, merci beaucoup pour votre commentaire, ça me fait super plaisir,je vois que nous partageons la même philosophie de vie.
      Côté alimentation je n’achète dorénavant que des produits de base de bonne qualité locaux en majorité et bio si possible ce qui m’a permis de ne pas augmenter mon budget alimentation. Il est vrai que si l’on achète en bio ce que l’on achetait avant le bio est plus cher mais si l’on simplifie et que l’on fait un maximum soit même on peut s’en sortir sans dépenser plus.
      A très vite

  4. Bonjour,
    Avec beaucoup de retard, une remarque sur la voiture.
    Paradoxalement, plus elle vieilli, moins elle pollue.
    Je m’explique : l’énergie et les matières utilisé pour produire la voiture sont fixes.
    Donc que la voiture soit utilisé 2 ans ou 20, elle a pollué autant au départ.
    Sauf que la pollution initial sera réparti sur 20 au lieu de 2 d’utilisation.

    Sinon, effectivement, pas toujours évident de zapper la voiture.
    Dans mon cas, la voiture me fait économiser 1h de trajet par jour, donc je la prend sans hésiter!

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