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As-tu déjà remarqué comme une journée à ne rien faire ou rien de passionnant ça pouvant être fatiguant ? Vivre ça chaque jour au travail peut devenir un véritable supplice. Le bore out c’est l’épuisement par l’ennui.

Le burn-out, j’en parlerai dans le podcast mais à ce moment-là, j’interviewerai une femme qui a vécu ça. Bien évidemment, je suis en mesure de comprendre intellectuellement ce qu’est le burn-out mais je ne l’ai jamais expérimenté. A choisir entre partager un tableau clinique et un témoignage, je préfère la richesse du témoignage.

Expérience d’une multipotentielle

Je n’ai donc jamais expérimenté le burn-out et je ne pense pas y être sujette. En revanche, je connais bien les effets du bore out.

J’ai une intolérance à l’ennui, l’inactivité et la passivité. Quand on me dit « repose toi bien », je suis à la limite de l’agacement. Mon sommeil me permet de retrouver le repos qui m’est nécessaire. Mais durant ma phase d’éveil j’ai besoin d’utiliser mon temps et mon cerveau à bon escient. En bonne multipotentielle que je suis, j’ai le besoin viscéral de combler mon espace mental par des activités d’apprentissage ou de créativité. J’ai horreur du vide.

Je pense sincèrement que l’ennui pourrait me conduire à la dépression.

Pour moi, il n’y a pas pire qu’une journée de travail qui semble sans fin. Devoir prendre le temps de ne faire pas grand-chose lorsque l’on ne parvient à se concentrer que pressée par le temps, c’est éreintant. Ne pas voir le temps passer, ça c’est un excellent indicateur que je m’éclate.

Regarder l’heure et se dire quoi il est déjà 15h ? Je ne comprends pas quand j’ai regardé la dernière fois il était 11h et j’ai l’impression que c’était il y quelques minutes seulement. Ça, j’adore !

Quelles sont les formes d’ennui ?

Nous ne ressentons pas toutes ses effets de la même façon mais l’ennui est plus présent qu’on ne le pense au travail. Et finalement on parle moins du bore out que du burn-out car encore plus tabou.

L’ennui peut prendre différentes formes :

Manque d’intérêt pour les activités

Trouver ma voie professionnelle a été compliqué car comme toutes les personnes multipotentielles je m’intéresse à des domaines très divers mais ça n’a pas été le seul problème. A chaque fois que j’avais une idée de métier, je finissais toujours par l’écarter en raison des aspects qui était à mon sens sans grand intérêt. La qualité, les normes, le contrôle, c’est sûr que dans l’absolu ce sont de bonnes choses sauf que dans la réalité ça éloigne toujours un peu plus de son cœur de métier. Je me suis vu passer des jours à me faire violence pour produire des bilans et des rapports rendus obligatoires par la législation du travail. Mais à part répondre à une obligation légale, personne n’en avait strictement rien à faire dans la réalité, y compris les représentant du personnel. Et ça, ça fout les boules.

Va demander à une infirmière de ce qu’elle pense du temps qu’elle passe à tracer les éléments du dossier du patient. Bien évidemment que ce temps, elle préférerait le passer auprès du patient.

Répétition des tâches

Qui dit tâches qui se répètent dit monotonie qui s’installe. La routine peut dans une certaine mesure alléger la charge mentale mais trop de routine, tue la routine. Nous avons besoin d’un juste équilibre, qui est propre à chacune, entre des tâches que l’on connaît et maîtrise et de nouvelles choses à explorer.

Manque de sens, cloisonnement des activités

Plus l’entreprise est de taille importante et plus les postes sont spécifiques et les missions sont cloisonnées. Chacun traite alors une partie du processus sans forcément bien savoir ce qui se passe avant et après son intervention. Difficile de comprendre l’intérêt de ce que l’on fait lorsque l’on ne peut pas appréhender les choses dans leur ensemble. Faire les choses sans en comprendre le sens, n’aide pas à trouver la motivation, ça c’est certain.

Quantité de travail inadéquate

Je me rappelle d’une fois où un responsable de service m’avait demandé de recevoir en entretien un de ses collaborateurs. Selon lui, il passait son temps à parler et les collègues des autres services s’en plaignaient.

J’ai donc reçu le collaborateur en question pour essayer de comprendre. Je suis tombée des nues quand il m’a sorti que 2 heures avant la fin de sa journée de travail il n’avait plus rien à faire. Du coup, il s’occupait en parlant avec ses collègues. Que répondre à ça ? C’était d’une logique implacable. Il aurait suffi que le manager s’intéresse davantage au travail du collaborateur pour se rendre compte que celui-ci avait besoin qu’on lui donne plus de chose à faire pour qu’il ne s’ennuie pas.

Potentiel inexploité

Un poste sous-qualifié ou bien trop cloisonné conduit à n’utiliser qu’une petite partie de son potentiel. Et fonctionner en sous régime ce n’est jamais très bon. Par ailleurs, on peut vite être amenée à développer des ressentiments vis-à-vis des collègues qui occupent des fonctions à la hauteur de nos compétences.

Que faire face au bore-out ?

Je ne t’invite pas à en parler ouvertement aux collègues qui ne verront pas forcément les choses d’un très bon œil. Imagine ce qu’ils vont ressentir si tu leur dis que tu leur parles bore out alors qu’eux se sentent au bord de burn-out ? Evidemment qu’ils ne vont pas bien le prendre.

En revanche, n’hésite pas à en parler à ton N+1. Cela évitera une mauvaise interprétation de sa part face à ton comportement ou à ton attitude comme le cas du salarié dont je t’ai parlé un peu plus tôt.

Prépare l’entretien de sorte à identifier les missions ou projets sur lesquels tu aimerais pouvoir intervenir. Les grandes entreprises offriront plus de possibilités et les plus petites une plus grande latitude.

Tu pourrais aussi changer de travail mais il est probable que si tu as une véritable sensibilité à l’ennui ce ne serait qu’une solution temporaire. Le schéma se reproduira et ça te conduira à devoir changer régulièrement de travail tant que tu n’auras pas identifié ton profil d’accomplissement professionnel.

Se porter volontaire ou initier de nouvelles missions

Voici quelques pistes possibles pour façonner ton emploi selon ton profil (job crafting) :

Intervention dans les écoles

Tu peux intervenir dans les écoles pour présenter ton métier ou représenter ton entreprise à travers différentes actions comme des forums ou des salons.

Les relations écoles sont un excellent moyen de constituer un vivier de talents. Ce sera d’autant plus important si tu exerces dans un secteur pénurique.

Jury d’examens

Que dirais-tu de devenir jury d’examen ? Selon ton domaine, tu peux contacter la CCI ou tout autre centre de formation qui pourraient rechercher des professionnels pour constituer des jurys d’examens. Si tu es restée en contact avec ton ancienne école, tu peux également leur faire savoir que tu souhaiterais participer aux entretiens de sélection.

Personnellement, je trouve que ce sont des expériences assez intéressantes.

Tuteur de stage

Si tu es pédagogue et que tu aimes transmettre ton savoir et ton expérience, tu peux devenir tuteur de stage ou même encadrer un contrat d’alternance. Ce genre de mission peut s’avérer enrichissante autant pour la personne que tu encadres que pour toi-même.

Voilà de quoi retrouver de l’intérêt et du sens dans ton travail.

Formation de collègues

Tu es la reine du tableau excelle alors que certains collègues dans l’entreprise sont en galère avec ça malgré les formations qu’ils ont pu faire ?

Pourquoi ne pas proposer la mise en place d’un troc de compétences en interne.

En plus c’est le genre de mission qui te permettra de côtoyer de plus près des collègues que tu connais de loin voire pas du tout.

Mécénat de compétences

Le mécénat de compétences est une mise à disposition par une entreprise de collaborateurs volontaires sur leur temps de travail au profit d’une association pour réaliser des actions d’intérêt général. 

C’est un bon moyen pour se sentir utile, développer ses compétences, sa capacité d’adaptation et sa maîtrise de la gestion de projet.

Intrapreneuriat

L’intrapreneuriat consiste à entreprendre à l’intérieur même de l’entreprise dans laquelle un collaborateur travaille. Développer son propre projet permet de bénéficier d’une plus grande liberté, tout en conservant son poste.

L’exemple d’intrapreneuriat le plus connu est celui de Google où les salariés pouvaient consacrer 20% de leur temps de travail à un projet de leur choix.

Cette liste est non exhaustive, à toi de voir ce que tu aimerais faire pour ne pas te laisser gagner par le bore out.

Pour aller plus loin

Organisons un appel découverte pour en parler !

Cet appel nous permettra :

  • d’explorer tes objectifs professionnels ainsi que les obstacles que tu rencontres
  • d’identifier tes priorités actuelles

Si nous voyons que nous pouvons travailler ensemble, je te proposerais la formule d’accompagnement adaptée à tes besoins.

Si tu fais partie des 6 personnes sur 10 qui s’ennuient au travail, ce dossier vidéo est pour toi. Ne te laisse pas gagner par le bore out !

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