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Le burnout, on en parle beaucoup mais sans vraiment savoir en reconnaître les signes avant-coureurs. On peut le voir chez les autres mais plus difficilement chez soi. On le confond parfois avec le stress, la fatigue chronique ou la dépression. Surtout, on le considère comme un aveu de faiblesse, d’où le déni, alors qu’il traduit la nocivité pour soi du cadre de travail dans lequel on évolue.

J’ai mis du temps à aborder cette thématique. Pourtant, ce sujet me touche particulièrement comme toutes les formes de souffrance au travail. Cela me touche d’autant plus que toute cette souffrance pourrait être évitée. Il suffirait pour cela de basculer dans un mode de « management » basé sur la motivation intrinsèque. Où l’on cherche l’adéquation entre l’individu et un cadre de travail propice à son développement professionnel. Dans cette optique, c’est la croissance individuelle qui crée la performance collective.

Je ne savais pas trop sous quel angle abordé ce sujet. Je me disais ne pas en avoir fait l’expérience, et donc ne pas être légitime d’en parler. Alors qu’en fait j’y ai bel et bien été confrontée. Par ailleurs, je ne pensais ne pas y être sujette. Alors qu’en fait c’est parce que je sais en reconnaître les signes, et les accepter sans jugement de valeur, que je parviens à me préserver.

Les caractéristiques du burnout

Le burnout correspond à « l’écartèlement entre ce que les gens sont et ce qu’ils doivent faire. Il représente une érosion des valeurs, de la dignité de l’esprit et de la volonté » (Maslach et Leiter 1997).

Le burnout, un syndrome à trois dimensions :

Epuisement émotionnel, mental et physique

Les temps de repos (sommeil, week-end et congés) ne permettent plus de récupérer. On se sent complètement à plat, vidée de toutes ses ressources.

La qualité du sommeil en est affectée : difficultés à s’endormir, insomnies, réveils nocturnes ou précoces avec impossibilité de se rendormir. La fatigue devient chronique.

Cet épuisement peut aussi avoir un impact sur le contrôle de ses émotions (irritabilité, colère, pleurs …) et de ses cognitions (attention, mémoire, concentration).

Des tensions musculaires (dos et nuques) peuvent apparaître comme des maux de têtes ou des nausées.

Cynisme vis-à-vis du travail

Le stress et la frustration peuvent entraîner une négativité et un état d’esprit cynique vis-à-vis du travail. Face à des exigences et une sur-sollicitation auxquelles on ne se sent plus en mesure de faire face, on met son travail et les personnes (collègues, encadrement, clients, patients, élèves, …) à distance. Ce mécanisme d’auto-préservation nous conduit à ériger une barrière en soi et les autres. Moins enclin à l’empathie, on peut être moins touchée par les problèmes des autres.  Progressivement, on se désengage.

Diminution de l’accomplissement personnel au travail

Il en résulte un sentiment d’inefficacité professionnelle dû à une perte d’accomplissement personnel et à l’impression de ne pas être à la hauteur.

Les causes

Les conditions d’exercice du travail

Dans certains postes de travail ou métiers, l’exigence en terme d’intensité et/ou de complexité est particulièrement élevée. Cela se traduit notamment par des délais et des objectifs non réalistes ou mal définis, des interruptions fréquentes, une charge de travail engendrant des horaires excessifs. Ce qui rend difficile la conciliation entre vie privée et vie professionnelle et creuse davantage le déséquilibre.

Par ailleurs, certaines relations avec un public difficile, intransigeant ou en situation de souffrance peuvent s’avérer émotionnellement exigeantes. Il en est de même lorsque l’on vit quotidiennement des relations de mauvaise qualité avec l’encadrement et/ou les collègues.

Les conflits de valeur, la qualité empêchée et le manque d’autonomie

La finalité d’un métier n’est pas toujours en cohérence avec les conditions d’exercice de celui-ci. Dans certaines activités (enseignement, soins, encadrement, …), elles sont même parfois en totale contradiction. Ce qui peut engendrer de sérieux conflits de valeurs. On se retrouve alors à devoir faire des choses, adopter des pratiques que l’on ne cautionne pas et cela nous affecte grandement.

Le manque d’autonomie se traduit par une faible marge de manœuvre. On se retrouve alors contraint par une manière de faire de son travail qui ne nous correspond pas et/ou à un rythme qui nous est imposé. A l’opposé, se retrouver à devoir se débrouiller seule ou assumer des responsabilités qui ne nous incombent pas contribue au sentiment d’écartèlement.

Alors que faire ?

Reconnaître la situation

Le déni face aux signaux d’alerte, c’est bien là toute la difficulté dans cette situation.

Ce déni tient certainement du sentiment de ne pas être à la hauteur. Or, ces signaux ne viennent pas souligner une faiblesse que l’on veut surmonter. Ce n’est pas de cela dont il est question.

Non, ils sont là pour nous indiquer que le cadre professionnel dans lequel on évolue est néfaste pour soi.

Si vous plantez un arbre dans un environnement inadapté, son développement en sera affecté. Plantez le dans un environnement propice et il s’épanouira.

Et bien c’est pareil pour nous ! C’est une question d’adéquation entre soi et un cadre professionnel.

Si vous reprenez les caractéristiques du burnout et les causes, qu’est ce que cela vous évoque ?

Vous reconnaissez-vous dans certains critères ?

Quels sont les signaux ou manifestations cognitives, mentales ou physiques que vous ressentez ?

Sur une échelle de 1 à 10, quel niveau de ressources estimez-vous encore disposer ?

Vers qui se tourner ?

Si votre mal être est cantonné à vos horaires de travail, que vous avez encore la possibilité de vous ressourcer auprès de vos proches et que vous disposez de suffisamment d’espace mental disponible, je peux vous accompagner.

Lors du bilan de compétences, nous identifierons, entre autres, les facteurs qui vous ont conduite à cet état d’épuisement. En parallèle, nous identifierons vos moteurs de motivation intrinsèque qui sont vos sources d’énergie. Malgré cet état d’épuisement que vous ressentez, vous n’avez pas « cramé » toutes vos ressources, vous en êtes momentanément coupée. Vous allez ainsi pouvoir vous y reconnecter.

Nous définirons quel est le cadre professionnel le plus propice à votre développement professionnel et à votre bien être et le projet professionnel associé.

Si les symptômes sont plus sévères, un accompagnement par des professionnels de santé sera nécessaire en amont d’un éventuel bilan de compétences.

Psychologue du travail

Le Psychologue du travail vous invitera normalement à consulter votre médecin traitant. Néanmoins, je vous suggérerais plutôt de commencer par consulter le Psychologue en premier pour faire un état des lieux de votre situation et de votre état de santé psychique. Selon ses convictions, le Médecin traitant pourrait se contenter de vous prescrire un arrêt de travail et un traitement médicamenteux ce qui n’est pas le plus approprié en cas de burnout.

Médecin traitant

Votre Médecin traitant s’assurera normalement que les symptômes ne traduisent pas l’existence d’une pathologie organique comme des troubles endocriniens par exemple.

Il pourra donc également vous prescrire un arrêt de travail et vous orienter vers d’autres professionnels en plus du Psychologue.

Médecin du travail

Le Médecin du travail peut également être un acteur clé selon son degré d’implication et encore une fois sa façon de considérer les situations de burnout. Le Médecin du travail aura vocation à intervenir auprès de l’employeur pour que des mesures collectives soient prises afin d’améliorer les conditions d’exercice du travail. Après, tout est relatif. Si vous êtes une professionnelle de la santé ou de l’enseignement par exemple, le pouvoir d’action du Médecin du travail est plus que limité.

En revanche, si vous arriviez à une situation d’inaptitude à votre poste de travail, le rôle du Médecin du travail est clé. C’est lui et lui seul qui prononce l’inaptitude. L’inaptitude signifie que votre poste de travail est trop nocif pour vous pour que vous puissiez continuer à l’occuper.

Arrêt de travail et/ou accompagnement

L’arrêt de travail a pour objectif de vous permettre de prendre du recul par rapport à votre travail. Ce temps va également vous permettre et de vous « refaire une santé » par le travail que vous allez faire avec le Psychologue et éventuellement d’autres praticiens.

L’arrêt de travail seul ne permet pas en lui-même de vous rétablir. A la reprise du travail, vous vous retrouveriez dans le même état d’épuisement qu’auparavant. Par ailleurs, de ce que j’ai pu constater, c’est que plus les arrêts sont longs et peu accompagnés et plus l’état des personnes se dégradent :  perte totale de confiance en soi et une incapacité à envisager de reprendre une activité professionnelle.

Retour au travail / nouveau projet professionnel

Retourner exactement sur le même poste de travail sans que rien ne change semble difficile surtout si vous êtes exposée à des conflits de valeurs importants. En revanche, votre employeur pourrait apporter des améliorations ou vous proposer un autre poste plus propice à votre accomplissement.

Si tel n’était pas le cas où si de votre côté la confiance avec votre employeur est totalement rompue et qu’il est inconcevable de continuer ainsi vous pourrez envisager de poursuivre un autre projet professionnel. Différents modes de rupture du contrat de travail sont envisageables selon la situation : rupture conventionnelle, la démission pour formation ou création d’entreprise, la démission « classique », le licenciement pour inaptitude, …

Le bilan de compétences

Si vous envisagez de faire un bilan de compétences, le premier contact consiste en un rendez-vous d’information.

Durant ce rdv :

  • nous ferons le point sur votre situation professionnelle actuelle et vos souhaits d’évolution de celle-ci
  • je vous présenterai mon approche du bilan de compétences « Nouveaux horizons professionnels » afin que vous puissiez voir si cela vous correspond

Le rendez-vous d’information est sans engagement.

Face à l'épuisement qui semble vous gagner, votre entourage s'inquiète. Le burnout vous guette mais vous vous sentez démunie.

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