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Qu’est ce qu’une croyance limitante ?

Les croyances limitantes sont des pensées que l’on a érigé au rang de certitudes. C’est un peu comme si nous nous construisions nos propres théorèmes à partir de choses que l’on aura vécu ou ressenties. Nous modélisons le monde pour en faire une grille de lecture qui nous guide dans nos actions quotidiennes. Telle action aurait produit tel effet. On en déduit alors que c’est une preuve d’un lien de cause à fait irréfutable. Les croyances limitantes nous sont également transmises par les personnes que l’on côtoie et en particulier nos parents.

Les croyances limitantes prennent la forme de cette petite voix qui se manifeste dès lors que l’on tente d’entreprendre de nouvelles choses ou juste de faire différemment. Cette petite voix c’est clairement un faux ami. On pense que son rôle est de nous protéger. En fait, elle veille surtout à ce que l’on ne s’aventure pas en-dehors des murs de notre zone de confort.

7 croyances limitantes que l’on a toutes plus ou moins :

Croire que la réussite te rendra plus heureuse

Tu as des objectifs de vie et c’est tout à ton honneur. Ce n’est pas l’objectif en soi qui est problématique mais ce que tu y rattaches. Il arrive souvent que l’on fantasme totalement la femme que l’on sera lorsque l’on atteindra notre objectif. C’est-à-dire que l’on ne voit que des aspects positifs et que l’on occulte totalement les aspects négatifs.

Tout changement dans notre vie implique nécessairement :

  • un nouveau niveau de complexité
  • La perte de certains aspects
  • des choses que l’on ne pourra plus faire comme avant
  • de nouvelles souffrances

Admettons que tu envisages de te reconvertir. Si tu ne vois que des aspects positifs à cette reconversion, tu as probablement une vision fantasmée. En prenant conscience des inconvénients, tu t’épargneras une belle déception. Je t’invite à rencontrer un maximum de personnes qui exercent le métier que tu vises et leur demander ce qu’elles apprécient le moins dans leur travail.

Croire que tu dois être parfaite

Cette croyance est une sorte d’héritage. Elle émane souvent d’une éducation qui prône la bonne élève, la petite fille modèle polie et discrète. Celle qui ne grimpe pas aux arbres mais joue sagement à la poupée. Il y a encore du chemin pour atteindre l’égalité femme/homme. La petite fille s’emploie donc à correspondre à ce qu’elle pense que l’on attend d’elle : être une enfant parfaite pour devenir une femme parfaite dans tous les domaines de sa vie (couple, famille, carrière, …).

Mais au final ça veut dire quoi être parfaite ? La perfection existe-t-elle ? Qu’est-ce que cette course à la perfection nous apporte-t-elle ? Quelle satisfaction et épanouissement en tire-t-on ?

Quand on prend un peu de recul on a l’impression que c’est un peu comme si à la fin de notre vie il y avait une sorte de concours. Comme si les points accumulés durant la vie étaient comptabilisés. Sauf que jusqu’à preuve du contraire nous n’avons qu’une vie et elle se joue maintenant, pas plus tard. Et c’est d’autant plus vrai que nous avons aucune certitude de ce qu’il va advenir de la retraite. Si l’on attend après la retraite pour faire les choses qui nous apportent de la joie, on peut attendre longtemps. Et surtout pourquoi ne pas mettre de la joie dans notre vie dès à présent, pas plus tard, maintenant !

Croire que penser à soi c’est égoïste

Cette croyance est plutôt culturelle, elle trouve d’ailleurs probablement son origine dans la religion judéo-chrétienne.

Alors que nous dit le dictionnaire Le Robert ? L’égoïsme est défini comme : un « Attachement excessif à soi-même qui fait que l’on recherche exclusivement son plaisir et son intérêt personnels ». Ce qui sous-tend que l’on agit pour soi au détriment de l’autre.

Donc on peut en conclure que si nos actions ne nuisent pas à l’autre nous n’agissons pas par égoïsme. On peut même aller plus loin en affirmant que faire de soi une priorité ça peut être bénéfique aussi bien pour soi que pour les autres.

Penser d’abord à ses propres besoins c’est aussi apprendre à les combler. Et lorsque c’est le cas, on ne peut qu’être bien avec l’autre puisque l’on ne nourrit aucune attente vis-à-vis de l’autre qu’il ne saurait combler. On ne développera pas par exemple de ressentiment comme la jalousie qui mettrait à mal la relation.

Par ailleurs, s’occuper des autres, prendre soin des autres, requiert de mobiliser des ressources. Et lorsque l’on essaie d’aller au-delà de nos ressources disponibles l’autre finit par nous épuiser. Il faut bien recharger ses batteries à un moment donné.

Croire qu’exprimer ses émotions est une faiblesse

« Les garçons sont forts et les filles sont des chouineuses », là aussi c’est très culturel. Exprimer ses émotions est associé à faire preuve de faiblesse.

Personnellement, je ne vois pas du tout les choses comme cela. Faire preuve de vulnérabilité c’est faire preuve d’humanité. S’il y a bien un domaine où l’on déteste faire preuve de vulnérabilité c’est au travail.

Face à une situation de stress intense et particulièrement inconfortable, il m’est arrivé une fois de pleurer devant les représentants du personnel alors que j’étais Responsable RH. Je m’étais retrouvée de longs mois sans Directeur. Toutes les responsabilités me sont tombés dessus mais sans être habilitée à prendre toutes les décisions que j’aurais aimé pouvoir prendre. Cela m’a mise dans une position délicate. Et je ne sais pas pourquoi les représentants du personnel se sont mis à penser qu’il y allait avoir des licenciements. Un soir ils ont commencé à rameuter tous les salariés. Ne parvenant pas à raisonner les représentants du personnel, j’ai fini en pleur dans leur bureau.

Sur le moment, j’ai eu honte et particulièrement nulle. Je me suis dit que j’avais perdu toute crédibilité et que je n’avais plus qu’à préparer mes cartons. Ils ont été tellement surpris que ça les a fait sortir du rôle qu’ils jouaient pour redevenir juste des personnes. Finalement, c’est ce qui aura permis de les ramener à la raison.

Croire que ne te dois pas changer d’avis

« Tu changes d’avis comme de chemise », « t’es une vraie girouette », « tu ne sais pas ce que tu veux ». C’est le discours que nous tiens notre petite voie dès lors que l’on aimerait prendre une autre direction, revenir en arrière ou faire un pas de côté. Derrière cela peut se cacher le fait que l’on ne s’autorise pas le droit à l’erreur. Faire des erreurs, se tromper ce n’est pas franchement pas valorisé à l’école. De telle sorte qu’une enfant peu sûre d’elle préférera ne pas lever la main pour répondre à une question plutôt que de risquer de donner une mauvaise réponse. Pourtant se tromper faire partie du processus d’apprentissage d’où le process d’apprentissage par essai-erreur. On continue à essayer, et par conséquent à se tromper, jusqu’à réussir.

Si tu as du mal à t’autoriser de te tromper tu peux te demander ce que tu ressens lorsqu’un politique soutient mordicus une décision prise, une réforme alors que tout le monde sait que c’est une erreur. Il sait qu’il a fait une erreur et il sait que tu sais qu’il a fait une erreur mais il fait comme si rien n’était. Je trouve ça absurde voire ridicule.

Il suffirait de dire j’ai voulu essayer ça, ça n’a pas eu les effets escomptés, je me suis trompée on va essayer autre chose jusqu’à trouver ce qui fonctionne. Tu peux utiliser cette phrase comme mantra si besoin.

J’ai voulu essayer ça, ça n’a pas eu les effets escomptés, je me suis trompée on va essayer autre chose jusqu’à trouver ce qui fonctionne

Croire que le jugement des autres a plus de valeur que le tien

Admettons qu’après une carrière dans la grande distribution tu décides de tout plaquer pour te reconvertir comme sophrologue. Tu as frôlé de peu le burn-out et tu veux aider les gens à aller mieux. Tu fais ta formation, tu es diplômée avec les éloges du jury et de tes profs. Et maintenant tu t’apprêtes à ouvrir ton cabinet. Lors d’un diner, tu échanges avec une amie et tout d’un coup quand tu lui annonces tes tarifs, elle te sort spontanément sans vraiment réfléchir que c’est super cher pour des exercices de respiration. Elle ne connait rien à ton nouveau métier. Elle n’a aucune idée des tarifs pratiqués. Enfin, elle n’a jamais dirigé une entreprise. Et pourtant tu te retrouves prises de cours sans savoir quoi lui répondre. Tu te sens blessée. Il aura suffi d’un avis négatif parmi tout le positif pour tout remettre en question.

Le jugement des autres nous impactent à la hauteur de l’importance qu’on lui accorde. Et moins nous avons confiance en nous et plus on accorde de crédit à l’avis de l’autre.

L’avis des gens n’est qu’une expression de leur propre système de croyances. Les autres ont également leurs propres croyances limitantes.

Emettre un jugement revient à dévoiler son propre système de croyances. Ça ne dit absolument rien du destinataire qui n’a au final rien à voir dans l’histoire.

Si tu me dis que les romans policiers c’est nul alors que moi j’adore ça va. Ça ne veut pas dire que mes goûts sont nuls mais seulement que tu n’aimes pas les romans policiers.

Croire que ça n’arrive qu’à toi

« Mais qu’est-ce que j’ai pu faire au bon dieu pour mériter ça ?». Dans les périodes où nous ne sommes pas au top et que les difficultés s’accumulent notre petite voix commence à nous sortir la théorie du complot.

Le problème c’est que les questions que l’on se pose créés nos pensées qui créés nos émotions. Et là on est dans un cercle vicieux.

Il est impossible de résoudre un problème quand on a aucune prise dessus.

Dans ce cas tu peux déjà commencer par te demander si tu es la seule personne à connaître des difficultés dans la vie. La réponse est bien évidemment non.

Ensuite tu peux essayer de reformuler la question de sorte à te redonner un pouvoir d’action sur la situation. Du type : que pourrais-faire pour améliorer cette situation ?

Alors prête à dégommer tes croyances limitantes ?

Que tu souhaites évoluer en interne ou bien changer de travail (recherche d’un nouvel emploi ou reconversion), je suis là pour t’aider à lever tes croyances limitantes qui t’empêchent d’avancer vers ton objectif professionnel. Le coaching de carrière va te permettre de prendre confiance en tes capacités et d’élaborer le plan d’action qui va te mener sur la voie de l’accomplissement.

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Qu’est-ce les croyances limitantes ? Comment dirigent-t-elles ta vie ? Comment les remodéliser pour être pleinement épanouie ?

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