La pression sociale nous conditionne au point de nous empêcher d'être vraiment soi. Je vous propose ici des pistes pour s'en affranchir.

Comment s’affranchir de la pression sociale ?

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C’est quoi la pression sociale ?

La pression sociale s’exerce aussi bien dans le cadre familial qu’en dehors. Et aucun domaine de notre vie (études, travail, couple, sexualité, famille, finances, santé, apparence physique, hobbys, spiritualité, choix politiques, les causes que l’on défend, nos goûts …) n’est épargné. Elle est partout, partout, partout même là où l’on ne s’y attend pas. On peut la définir comme l’influence qui est exercée sur nous de sorte à nous faire adopter des attitudes et comportements approuvés socialement.

On peut s’y conforter par peur du rejet. On peut également s’y soumettre parce que l’on a intégré durant l’enfance qu’obéissance rimait avec récompense : « si tu es sage le père noël t’apportera des cadeaux. »

Les vecteurs de la pression sociale

Tous les individus des groupes auxquels nous appartenons sont des vecteurs. Chaque groupe est régit par ses propres règles.

Les parents et la famille

En règle générale les parents veulent ce qui est le mieux pour leurs enfants. Enfin, plus précisément ce qu’ils estiment eux être le mieux pour leurs enfants. Les parents projettent donc leurs propres systèmes de croyances sur leurs progénitures. De bonnes intentions qui se transforment en injonctions de ce que l’on doit faire ou non. Et cela se poursuit même à l’âge adulte. « Moi à ton âge, j’avais un emploi stable »

Et bien évidemment les autres membres de la famille y vont gaiement aussi. Les grands parents ont leur propre vision des choses parce qu’à leur époque on n’aurait jamais accepté un tel comportement. Voilà pourquoi les repas de familles peuvent vite finir en mélodrame.

Le système éducatif

Certainement le cadre le plus contraignant en raison d’une éducation de masse. Les choses sont claires soit vous suivez le mouvement et vous rentrez dans le rang soit vous restez sur le bas-côté. « Tu es bonne élève, tu vas suivre une filière générale, de toute façon nous ne serons pas favorables à un autre choix d’orientation ». « Tu n’es pas bonne élève, une filière professionnelle te conviendra très bien. Tu ambitionnais d’être avocate, tu n’avais qu’à travailler davantage. »

J’imagine qu’il n’y a pas de système éducatif parfait mais franchement je garde un bien mauvais souvenir des années collèges et lycée où la pression sociale est particulièrement forte entre la famille, les amis, les profs. La fac fût une véritable libération. Curieusement, c’est totalement noyée dans la masse d’un amphi bondé que j’ai ressenti une véritable liberté. Personne sur le dos pour me dire quoi faire quand et comment. Enfin l’occasion de faire mes propres choix et d’en assumer les conséquences.

Le travail

Les injonctions sont également très nombreuses dans le cadre professionnel. Selon le degré d’autonomie dont on dispose réellement et le type de management, la pression ressentie varie. D’ailleurs, dans le cadre professionnel, on peut être confrontée à ce que l’on appelle des injonctions paradoxales. On pourra par exemple vous dire de faire de votre mieux tout en attendant à ce que vous gériez tout à la perfection. Et c’est sensation d’écartèlement peut conduire tout droit au burnout.

Il y a aussi tous les codes liés à la culture d’entreprise qui sont écrit nulle part, que personne ne vous transmet mais au moindre faux pas on ne manquera pas de te le faire remarquer.

Le conjoint

En ce qui concerne le couple, il peut être plus ou moins sous l’influence des rôles traditionnels hommes-femmes. L’adhérence aux rôles familiaux traditionnels constitue une source d’inégalité dans le couple. L’adhérence à ces rôles influence le partage des responsabilités et du pouvoir dans le couple. La prise en compte des besoins de chacun dépend de la culture conjugale commune que le couple construit.

Les médias

Nous le savons pertinemment, les médias ne reflètent pas la réalité mais une vision déformée de la réalité. Nous le savons et pourtant il est difficile de s’empêcher de comparer à celles des autres sur les réseaux sociaux. Cette comparaison ne peut engendrer que frustration alors que ce qui est montré n’est qu’une façade. En plus ce qui est pervers sur les réseaux sociaux, c’est que l’algorithme nous montre des choses similaires à ce que l’on regarde. Cela fausse totalement notre perception des choses.

Sois même

Le dernier vecteur de pression sociale mais néanmoins pas des moindre est soi-même. A force de conditionnement, nous avons fini par nous persuader que ces règles que l’on nous a édictées sont des règles immuables. Les choses sont ainsi et on ne peut rien y changer. Ces règles régissent notre système de croyances et nos actes : qu’est-ce que l’on va faire et ne pas faire. Elles sont bien ancrées et nous n’en avons pas conscience. Pour en prendre conscience et reconnaître ces injonctions, je vous invite à être attentive à votre langage. Les « il faut que … », « Tu dois … » et les phrases impératives sont des indicateurs d’injonctions.

Quelques exemples qui rythment notre vie :

  • Il faut que je réussisse
  • Tout doit être parfait
  • Il faut travailler dur pour gagner sa vie

De qui ressentes-vous de la pression sociale ? Sous quelle forme ? Dans quel domaine de ta vie ? Quelles sont les injonctions qui régissent tes actes ?

Comment s’affranchir de la pression sociale ?

Alors que pouvez-vous faire pour limiter au maximum l’impact de la pression sociale sur vous ? J’imagine que vous avez déjà essayé de vous attaquer directement à la source du problème en tentant d’expliquer et de faire comprendre vos choix mais sans véritable résultat. Un véritable dialogue de sourds ou chacun est resté sur ses positions se sentant totalement incompris voire rejeté.  Ce n’est pas étonnant dans la mesure où l’on n’a absolument pas la maîtrise sur ce que ce les autres pensent ou disent. En revanche, vous pouvez agir sur vos propres réactions et émotions liées.

Alors qu’elles sont les options qui s’offrent à vous ? vous pouvez :

Subir

Continuer à subir. C’est-à-dire à faire ce que l’on attend de vous sans broncher quitte à en être malheureuse voire vous en rendre malade.

Fuir

Mettre de la distance avec les personnes en question. Cela ne garantit pas pour autant la disparition du problème. Dans une situation de burnout par exemple, l’arrêt maladie à lui seul ne pourra pas régler le problème qui en est la cause. Un travail en parallèle de l’arrêt est nécessaire pour que la situation évolue.

Faire de soi une priorité

Reconnaître que chacun à ses propres désirs, son propre système de croyances, ses propres peurs et que nous ne sommes pas là pour combler les attentes des autres. Quelle meilleure contribution peut-on offrir au monde que celle d’être pleinement soi en exprimant tout son potentiel ?

Exercices pratiques

Si vous ne vous sentez pas prête là d’un coup à affirmer haut et forts vos choix, votre vie, vos valeurs, vos besoins… vous pouvez y aller progressivement en vous fixant de petits challenges comme :

  • Oser dire non à une invitation à boire un verre avec des collègues alors vous n’avez qu’une envie s’est de passer du temps avec vos proches
  • Oser prendre rendez-vous avec votre responsable pour demander une augmentation
  • Oser présenter une idée que vous avez eu sans vous auto-saboter

A chaque mission accomplie, célébrez votre victoire comme il se doit. Au fur et à mesure, augmentez la difficulté du défi et amusez-vous !

Cela nécessite d’avoir une bonne connaissance de soi et de s’être délestée de toutes les couches dont on nous a affublées durant des années.

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